LES ÉLÈVES DU PROGRAMME FGA DISCUTENT.................

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Beaucoup de discussions informatives et d'échanges d'information ont lieu dans le cadre du programme FGA.  Nous croyons que ces échanges d'information entre les participants peuvent s'avérer très utiles à tous les organismes sans but lucratif.  Nous vous présentons ici de récents dialogues portant sur la dépendance parfois trop importante de certaines associations aux revenus ne provenant pas des cotisations.

 

QUESTION DE L’INSTRUCTEUR :  Je me demande pourquoi autant d’associations se tournent vers les revenus ne provenant pas des cotisations pour « les sauver ». Y en a-t-il parmi vous qui croient que cela détourne l’attention du véritable enjeu – impliquer les membres/parties prenantes et leur fournir les produits et services qu’ils recherchent en échange de leur contribution monétaire? Si les membres ne s’impliquent plus dans l’organisation, en découvrir la raison ne devrait-il pas constituer l’objectif principal? Je me demande parfois si nous n’essayons pas de sauver certaines organisations qui n’ont plus de raison d’être valable. Qu’en pensez-vous?


ÉLÈVE 1

Question intéressante!  Il me vient tout de suite à l’esprit qu’il serait difficile pour une organisation qui existe depuis longtemps de dire : « on a pas besoin de nous et nous avons peu ou pas de valeur ». Je présume qu’une telle organisation tenterait de se réinventer non seulement pour raviver l’organisation mais pour sauver ses propres emplois.  Les membres du conseil d’administration devraient se poser ces questions chaque année à l’AGA :

  • Avons-nous rempli notre mission?
  • Avons-nous atteint notre objectif?
  • Donnons-nous une valeur à nos membres?

Quant à la question des revenus ne provenant pas des cotisations, je constate qu’on s’attend des associations qu’elles en fassent toujours plus avec moins. En étant restreint uniquement aux cotisations des membres, il est extrêmement difficile de fournir constamment la meilleure valeur au moindre coût.


ÉLÈVE 2

Je crois qu’il est difficile pour tout groupe, que ce soit une association, un comité ou un groupe de travail, d’admettre qu’il est inefficace. La pensée qui nous vient souvent est « nous devrions en faire plus » plutôt que d’avoir une discussion sur ce qu’on pourrait cesser de faire.  Je comprends que c’est habituellement une réaction afin d’augmenter les revenus, mais si vous utilisez vos ressources limitées à une nouvelle entreprise qui ne fera qu’ajouter du stress sur le personnel existant, cela en vaut-il vraiment la peine? J’ai assisté à de nombreuses réunions où le groupe était assis à se regarder, ne sachant pas quoi faire, mais ne voulant pas lâcher prise. Les conseils d’administration doivent élaborer un plan et s’y tenir, en se demandant si le résultat vaut le travail additionnel et le stress pour le personnel de première ligne.   


ÉLÈVE 3

Je crois que personne ne voudrait être le capitaine ayant fait couler le navire et qui suggère que « nous ne devrions peut-être plus exister ».  C’est par contre sans doute une question réelle pour certains.

Je peux en parler en toute connaissance de cause car c’est ce à quoi je suis confronté avec mon organisation. Nous avons débuté en tant qu’organisation il y a plus de 25 ans et pendant les premières années, nous nous sommes concentrés sur la mise en place d’un solide bassin de membres. Avec le temps, les activités axées sur les adhésions se sont affaiblies avec l’augmentation du recours au financement gouvernemental. Les services aux membres ont diminué graduellement et nous, l’organisation, dansions au rythme imposé par les bailleurs de fonds gouvernementaux.

Notre défi est maintenant de nous relever d’un manque de valeur significative pour les membres potentiels et d’une déconnexion avec les offres publiques. Un ministre du gouvernement m’a même déjà lancé ce qui suit : « si vous partez, qui va s’en soucier car vous n’êtes plus pertinents ». C’est très difficile à entendre.

À l’heure actuelle, nous entreprenons des séances de planification et des consultations pour déterminer une niche efficace perçue comme une valeur ajoutée pour les membres potentiels, et trouver de possibles bailleurs de fonds provenant de tierces parties.

Je crois que les autres ont soulevé de bons points.  Faisons-nous les bonnes choses? Mettons-nous trop de pression sur le personnel et les bénévoles? Un membre en a-t-il pour son argent? Ce sont toutes de bonnes questions qui exigent qu’on s’y attarde et qu’on y réponde.  Je crois qu’on ne peut douter que la nécessité « d’en faire plus » exigera davantage que la même source de revenus. Si les revenus des cotisations ne suffisent pas, je ne crois pas qu’il soit mal de rechercher d’autres sources de revenus, mais je ne crois pas non plus qu’il soit mal d’avoir une discussion franche avec les membres au sujet des attentes face aux cotisations des membres actuels.


RÉFLEXIONS FINALES DE L’INSTRUCTEUR 

Certains semblent croire que de ne plus avoir de raison d’être est une mauvaise chose.  Je ne suis pas certain que ce soit le cas.  Cela pourrait-il être parce que vous avez réalisé votre vision?  Ou les changements hors de votre contrôle auraient-ils pu contribuer à la diminution de votre pertinence (c.-à-d. pensez à l’Association des fabricants de radios transistors)?  Il arrive parfois que la réduction graduelle soit tout simplement la bonne chose.

 

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